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26112011

 

J’ai un rêve, oui un rêve de gauche 

 

A l’origine, la gauche était sensée réunir tous ceux qui subissaient  ou contestaient le pouvoir établi auquel ils ne participaient pas .Et le socialisme ne devait en fait qu’exprimer cette réalité et constituer les fondements d’un engagement nouveau basé sur le collectif. 

Et de la volonté d’une nouvelle représentation de la société ainsi que de l’organisation structurée d’une contestation surgit dans le paysage Français ce qu’on appelle la gauche politique.
Une gauche forcément socialiste puisqu’elle s’était fixée des objectifs communs et solidaires pour des ouvriers s’unissant pour lutter contre une bourgeoisie omnipotente. 

On comprend alors mieux la multitude de projets collectifs et la naissance de nouveaux courants coopératifs dont le grand objectif était la création d’une nouvelle morale politique. Ainsi, se rajouterait au fameux liberté, égalité, fraternité, une touche de solidarité pour cimenter une société déchirée et limiter les effets du capitalisme !
Malheureusement, que peut-on penser et dire de la gauche aujourd’hui et du socialisme actuel ? 

Le constat est sans appel ; Le socialisme s’est laissé absorbé par dilution progressive par un capitalisme de plus en plus vorace. 

Certains socialistes vont même  jusqu’à se poser la question de la nécessité du socialisme dans la société  actuelle .Un concept tétanisé et surtout dépassé ? 

Si certaines que soient nos certitudes, il est légitime de réfléchir sur les raisons de l’acceptation d’une telle situation et cela, sans aucune réaction. 

Bref, réfléchir sur un socialisme moderne qui saura donner un avenir meilleur à nos valeurs ! 

Certains se demandent alors à quelles valeurs fait on allusion ? 

Depuis les années 80, au nom de l’égalité, de l’amélioration des conditions de vie des classes qui ne profitaient pas des fruits du progrès, la gauche socialiste s’est  fixée comme objectif principal d’apporter ce bien-être matériel si recherché à condition de pouvoir gérer le pays. 

Mais malheureusement, les idéologues socialistes n’ont pas eu d’autres choix que de privilégier l’économie de marché. Et avec le temps, les socialistes sont devenus malgré eux des experts de l’économie de marché. 

D’où la prolifération des grandes écoles de commerce supplantant les grandes écoles scientifiques… 

Cependant, les socialistes continuent à se faire passer pour des révolutionnaires avec des slogans usés et en contradictions avec les réformistes qu’ils sont devenus. 

D’où l’extinction progressive et bientôt complète du parti communiste. 

Ainsi, à ce triste jeu, les socialistes ont fait croire via cette société de consommation à la classe moyenne qu’elle allait enfin échappée à la pauvreté !!! 

Mais non, on voit clairement aujourd’hui que gagner plus n’est pas un gage de vivre mieux et que les prolétaires d’hier sont devenus les actionnaires d’aujourd’hui.
En effet, ils se sont aussi adaptés… 

C’est pourquoi, dès 1984, la gauche, et avec elle, le parti socialiste s’est engagé dans une sorte de compétition, armée de tout son arsenal idéologique  historique, afin de se mesurer avec la droite sur le même terrain qu’elle. S’identifiant traditionnellement au mouvement ouvrier dont elle continuait à revendiquer, à elle seule, elle n’a pas tardé à voir fondre sa représentativité réelle dans le monde du travail tandis qu’elle accédait au pouvoir politique, . Jusqu’ici, entièrement portée par une morale militante, la gauche s’engage dans une démarche marchande. Elle, que l’opinion publique considérait comme représentative des actions militantes d’hommes et de femmes désintéressés, disponibles , convaincus de travailler au bonheur des autres, assez utopistes pour croire en la vertu et en l’aboutissement de leurs idéaux, se laisse gagner par les mêmes dérives que celles qu’elle condamnait : celles des «  affaires ». Certains de ses leaders , et non des moindres, se faisaient surprendre, la main dans le sac , à la quête des profits personnels, des  pouvoirs durables , des  postes de  responsabilité, davantage pour la position qu’ils assurent que par l’action qu’ils permettent. Les militants d’hier sont devenus des professionnels de la politique. 

La rue de Solferino est devenue  
la Mecque du Socialisme. Le discours continue de faire illusion dans un décalage croissant avec la réalité du pouvoir exercé. Le parti socialiste ne fédère même plus ses courants de pensée. L’action politique devient une course où l’individualisme devient roi, où rivalisent les propriétaires de courant. 

 

Pendant ce temps, dans la connivence de leur tribune libérale, les capitalistes financent une politique de captation des masses par tous les biais et les manœuvres de la société de consommation  qu’ils ont consciencieusement développée, sachant que c’est par son truchement que les masses seront prises au piège des illusions bourgeoises. Tous consommateurs, tous propriétaires, tous actionnaires et la société pourra jubiler dans sa suffisance, toutes luttes de classes abolies au profit d’une classe moyenne fourre-tout et amorphe, au point de ne plus distinguer les exploiteurs des exploités. 

Disons le clairement, la société politique est en panne .Les partis sont dépassés et avouent leur incapacité à comprendre et à réagir. Le Capitalisme traditionnel atteint ses propres limites, découvrant les effets de ses propres contradictions, et se cherche un nouveau visage. Les socialistes paniqués multiplient leurs fractions, en face des nombreux partis qui aujourd’hui, se positionnent  «  plus à gauche que la gauche » .L’univers de la gauche est en afin de répondre à une menace d’extinction se retrouve dans une dynamique d’expansion suicidaire. Les valeurs de progrès, de bien et de service public ont cédé devant un consumérisme glouton qui a bouffé les valeurs sociales et que la gauche a contesté sans pouvoir le limiter ou le maîtriser. Sans oser le combattre véritablement. Les illusions se sont évanouies, au gré des endettements prometteurs, des surconsommations destructrices de la santé et de l’environnement (seule ce qu’il appelle la nature semble réagir aux excès) ; au gré de l’affaiblissement progressif du pouvoir d’achat de tous ceux qui se voyaient déjà aux portes de l’opulence. 

On ne lutte plus pour satisfaire nos besoins essentiels, mais pour répondre à de nouveaux besoins, non vitaux, qui génèrent de nouvelles envies. Beaucoup s’interrogent sur ces dérives et leurs conséquences sur l’évolution de la société  et donc sur le  rôle et la place de la politique. 

A chaque époque son capitalisme, à chaque époque son socialisme. 

Le socialisme, qui doit se demander dans quelles conditions et à quel prix, il importe de rappeler les valeurs qui l’ont fondé et ont fait son identité. Or ces valeurs doivent rester vivantes et ne plus se figer dans les tables d’une Loi qui ne pourrait être transgressée.                                      

A quelles conditions un parti qui se réclame de la gauche sans plus trop savoir où elle se trouve et de quoi elle est encore faite ,peut-il s’affirmer encore socialiste ? 

  

  

Finalement, une invitation urgente à s’atteler à cette tâche de réflexion difficile et qui pourtant s’impose. La gauche aurait du être le seul à pouvoir mettre en œuvre les transitions, c’est-à-dire affirmer la pérennité des valeurs qui ont motivé les luttes et qui doivent rester opérationnelles chaque fois que sont mises en cause les libertés, que l’égalité se trouve vidée de sa substance, que la fraternité n’est plus dans les cœurs, parce que la main tendue et les bras ouverts ne craignent ni le ridicule ni l’humilité. Restaurer les démarches nourries d’ambitions collectives face aux égoïsmes ,aux ambitions personnelles et aux plans de carrières politiques, dépolluer le parti des pratiques partisanes et hypocrites, débrider notre organisation, libérer nos consciences pour lancer des actions décomplexées et ne pas craindre d’afficher des sentiments qu’on a cru malin et viril d’effacer de nos paroles et de nos actes, voilà sans doute, des voies à explorer, en privilégiant l’  « esprit » à la « lettre », en nous débarrassant des formalismes qui nous stérilisent. En nous demandant aussi, et parfois surtout, ce qui dans nos comportements et choix de notre propre vie, celle de tous les jours, et celle de demain, en quoi nous sommes encore dans la conformité aux idéaux généreux qui nous ont mobilisés. On est en droit de se demander ce que répondraient à ce genre de question, certains (et ils ne sont pas rares), qui prétendent nous enseigner les préceptes de la gauche en s’accrochant aux pouvoirs rémunérateurs, en n’étant pas sourds aux appels de la droite pour venir à la soupe, ou pour participer à l’administration des intérêts mondiaux du capitalisme. 

 

 La rencontre des hommes ne se fait pas par ces voies ambiguës et dérobées. 

Elle doit se faire directe et offerte avec le plus de générosité possible. Il faut se persuader peut être que la politique ne peut pas ,ne doit pas être réduite à un savoir, et une habileté, mais une suite de dons consentis par conviction

A.M 




primaires ouvertes

22112011

Des « primaires ouvertes » pour améliorer la visibilité de
la France multicolore? 
Force est de constater que moins de 1 % des députés sont issus de la diversité alors que nombreux sont les sondages qui montrent que les français sont prêts à voter pour un candidat issu des minorités visibles !

Et ce n’est pas le mode de désignation actuel des candidats dans les deux grands partis qui permettra d’améliorer la représentation politique des minorités visibles.
En effet, tandis qu’à l’U.M.P., c’est une « commission nationale d’investiture » qui attribue les investitures, le  parti socialiste en est  lui réduit à devoir « réserver  des circonscriptions » aux candidats de la diversité  puisque les sections locales n’en désignent que rarement.Malheureusement, ces parachutages ne se font que sur des territoires  où le combat est perdu d’avance.

C’est pourquoi la mise en place de « primaires ouvertes » dans chacun des partis politiques de chaque circonsc-ription permettrait de désigner les candidats aux élections législatives.
Cette nouvelle procédure de désignation  serait une solution moderne et innovante à ce problème de la représentation politique des minorités visibles.

 La méritocratie politique prendrait alors tout  son sens en assurant par la même occasion  une  légitimité incontestable au candidat et réduisant ainsi significativement  les candidatures dissidentes.
Pratiquée systématiquement, ces « primaires ouvertes » devraient notamment favoriser le renouvellement des candidats et donc une meilleure représentation de l’électorat.

La réussite de la primaire socialiste nous invite tout naturellement à lancer un appel solennel, particulièrement à la gauche pour l’organisation d’une telle consultation afin de choisir les candidats aux législatives.




un changement

18112011

Depuis la création des ZUP dans les années 50, les quartiers populaires ont vu se succéder des mesures, des discours, des déclarations présidentielles, des opérations coups de poing, des plans Marshall, des zones franches, des organismes, des subventions, des espoirs noyés dans les décrets et les dérogations… sans qu’au fond leurs situations ne cessent de se dégrader:
taux de chômage record, échec scolaire, misère sociale et affective, ghettoïsation et ethnicisation, démantèlement des services publics, bétonisation, discriminations en tous genres, rénovations interminables, non aménagement des espaces communs…Il n’y a jamais eu de véritables réponses politiques à la hauteur des maux de nos quartiers populaires. La colère des jeunes ne correspond qu’à la partie visible d’un mal-être qui touche toutes les générations.
Dans un tel contexte, il est nécessaire de s’organiser dans nos quartiers pour contribuer à apporter des réponses concrètes face à la crise du capitalisme ainsi qu’à la catastrophe sociale et écologique que nous vivons tous !!!
Il s’agit ainsi de proposer un nouveau type de développement économique, social et environnemental qui mette l’Homme au centre de ses préoccupations. Et avec Ilker Ciftci, c’est tout simplement un souhait de répondre au malaise et à l’angoisse sociale ambiante que vivent durement nos concitoyens dans les quartiers populaires, y compris sur le terrain électoral.

C’est pourquoi, le docteur Cifcti s’était déjà engagé lors des dernières élections cantonales afin de porter les réelles préoccupations de la population dans le débat politique. Et entre la gauche traditionnelle incarnée par le Parti socialiste et une « autre gauche » ancrée dans les quartiers populaires répondant aux aspirations profondes de la population, nous devons nous convaincre de la nécessité d’opter pour une véritable transformation démocratique, sociale et écologique dans les quartiers populaires.

Avec ilker Ciftci, c’est un souffle de renouveau et d’espoir qui se lèvera dans nos quartiers et les habitants pourront alors fièrement relevé la tête.

Nous devons contribuer pour cela au rassemblement le plus large afin d’assurer la victoire à une vraie gauche sociale et solidaire.
Nous invitons l’ensemble des femmes et des hommes de gauche à répondre à l’appel d’Ilker Ciftci et de nous rejoindre.




Son destin en main

18112011

Ainsi, si l’Etat Républicain doit assumer ses erreurs politiques commises au cours des dernières années, les habitants des quartiers doivent aussi se prendre en main, sortir de toute approche victimaire ou misérabiliste pour entériner clairement que le retour de la responsabilité individuelle permettra d’améliorer les conditions de vie des citoyens des quartiers dits « sensibles




Le spectre de l’étranger

18112011

 

Le spectre de l’étranger

Depuis plus de vingt ans, les politiques ont mis au centre de leur préoccupation médiatique le terme d’intégration. Or, il est intéressant de constater que ce « concept » est totalement rejeté par les premiers concernés. Comme s’il avait été créé ex-nihilo. Ils sont Français, car nés en France ou parce qu’ils ont acquis la nationalité française. Scolarisés dans les école…s de la République, si certains sifflent la Marseillaise, d’autres frissonnent aux premières notes de l’hymne national. Et lorsque Pierre, Albert, Jacques demandent une réécriture des paroles de la Marseillaise, en raison de leur caractère belliqueux, personne, en dehors de l’extrême – droite, ne remet en cause leur « francité ». C’est pourquoi la justesse sémantique doit s’appliquer. Cessons d’employer les mots beurs, français issus de l’immigration, ou encore de parler de génération, comme si on évoquait un animal domestique pour lequel on établit une traçabilité. Si ces Français revendiquent les mêmes droits, il convient avant tout de ne pas les distinguer du reste de la population.
Cela vaut dans les deux sens. On ne peut également se prévaloir de son origine en guise de compétence. Le spectre du « l’étranger » particulièrement destructeur, resurgit à nouveau. Il a eu pour conséquences d’éviter la diversification des élites notamment politiques. Chaque parti a choisi ses « étrangers » uniquement pour leurs liens supposés avec une communauté qui n’a jamais existé. Ces derniers ont eu au sein des partis politiques un rôle plus que douteux : d’un côté ils laissaient croire qu’ils étaient représentatifs des quartiers dont ils étaient originaires, de l’autre ils agissaient uniquement pour le compte de leur carrière. Les partis politiques doivent cesser d’organiser le communautarisme. Si excellent dans le domaine de l’économie ou de l’éducation, pourquoi leur proposer de s’occuper de « l’intégration » et autres domaines périphériques.
Aujourd’hui, le simple fait de s’appeler Malek, Ilker ou Azouz peut vous propulser au sein des instances dirigeantes d’un parti, sans pour autant disposer de compétence particulière. Comme il existe aujourd’hui des emplois ethniques (80% des agents de sécurité privé sont originaires du Maghreb et d’Afrique noire), la politique a également créé des fonctions ethniques. Se pliant au jeu émotionnel des médias, la « vente » de leur identité s’accompagne d’un déballage sur leur parcours, avec le traditionnel clichés du beur qui a grandi dans un bidonville ou dans une cité HLM, alors que les journalistes ne nous précisent jamais où Jacques, Lionel ou François ont vécu avant qu’ils ne deviennent des personnages publics.
Nous ne sommes pas dans une société fondée sur le modèle américain où Mouloud doit s’adresser à Rachid, Fatima, ou Ilker. L’expérience des médiateurs de quartier a démontré l’échec de cette politique. Le pire serait de réitérer ce même schéma avec des élus. Il serait inadmissible que dans la perspective des prochaines élections, on nomme des gens en fonction de leur nom ou de leur faciès sans exiger qu’ils soient réellement compétents.
Que les partis politiques cessent cette démagogie. Qu’ils préfèrent les gens de terrain à ceux qui occupent les plateaux télés, et dont la présence à l’écran s’explique non pas en raison de leur compétence, mais uniquement par leur connaissance du réseau médiatique. Les politiques doivent cesser d’offrir des fonctions sur la base d’une identité qui se substitue à la compétence, de même que cette identité ne saurait être un handicap. Ils doivent rejeter avec force tous ces vendeurs identitaires qui se prévalent de leurs origines pour obtenir une fonction. La seule mesure de la qualité d’un homme ou d’une femme réside dans le talent et la compétence, et non pas dans la couleur de sa peau.
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la diversité de la diversion

12112011

De  nombreux candidats issus de l’immigration maghrébine, africaine ont été élus mais généralement à des postes de conseillers et d’adjoints mais  rarement de maires. On perçoit ici les limites de la diversité en politique : les « Arabes » et les « Noirs » sont tolérés dans les instances de pouvoir mais le « véritable pouvoir » (maires, députés, présidents de conseils généraux, etc.) ne leur revient jamais. Bref, juste ce qu’on appelle de la « diversité cosmétique », voire de « diversité homéopathique », et donc une diversité injectée à très petite dose dans le système politique français pour ne pas remettre en cause les positions acquises par les notables!!!!! Et disons le, la « diversité » n’est en fait qu’une forme de « discrimination positive » qui ne dit pas son nom. Les responsables politiques français éprouvent une certaine « pudeur républicaine » à parler de « discrimination positive », alors ils préfèrent employer des formules voilées telles que « diversité » : c’est plus « doux » et plus « exotique » et ça choque moins les oreilles chastes. Depuis plusieurs années, on observe un véritable effort de lutte contre toutes les discriminations en France. On assiste à une certaine  prise de conscience d’une forme de discrimination qui se traduit par l’absence, ou le faible taux, de leaders politiques parmi les Français issus de l’immigration maghrébine ou noire africaine, alors que ces populations sont présentes dans les rangs des partis politiques depuis de longues années. D’où une volonté d’injecter une certaine dose de « diversité » dans la classe politique comme pour se déculpabiliser ou pour répondre à un impératif moral de lutte contre les discriminations. Parce que, si vous regardez de plus près, la classe politique française, aujourd’hui, est encore très masculine, très blanche et grisonnante, loin de refléter la diversité sociologique de l’électorat français. Il n’y a qu’un secteur de la politique qui fait salle comble, à savoir celui des conseillers municipaux ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mais le système est tel que le vrai pouvoir local est détenu par le maire. Or, on observe que l’évolution du nombre de conseillers municipaux Noirs ou Arabes, n’est pas accompagnée par une évolution à la hausse des maires dits de la « diversité ». Cela laisse, au final, un bilan assez mitigé pour ne pas dire décevant. Alors que ceux qui pensent avoir « INTEGRE »le système, je pense que vous en êtes encore très loin ! 

Bref, nous sommes victime non pas de racisme (c’est ce que beaucoup pensent !!!) mais plutôt de placisme, c’est-à-dire d’une guerre pour conserver sa place ! Nos politiques sont très conservateurs : ils refusent de lâcher facilement leurs privilèges politiques et font tout pour se cramponner à leurs postes. Notre système politique fonctionne un peu comme une « monarchie républicaine », avec son roi (le président) et sa cour (les notables) et son opposition officielle (qui est, elle, aussi formée de notables). Les élites politiques françaises ne quittent pas facilement leurs postes, y compris pour d’autres candidats du même camp et du même profil alors pour nous, faut pas rêver !!!. La bataille pour une « diversité démocratique », qui ne soit pas simplement « exotique » ou « cosmétique », suppose donc une réforme profonde des institutions (lutte contre le cumul des mandats, instauration d’une représentativité territoriale au profit des quartiers populaires, poursuite de la bataille de la parité…) et une véritable révolution des mentalités politiques : arrêter une fois pour toute de considérer les Français issus des migrations maghrébines, africaines et turques comme des « divers », des « marginaux » de la politique et les considérer comme des citoyens comme les autres. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la vraie diversité, c’est précisément de briser le « ghetto de la diversité » et de promouvoir une égalité effective de tous les citoyens. Arrêtons d’employer des notions et des concepts « à la mode » au risque de  nous voir « ENFERMER »  dans des « cases ethniques », en laissant supposer que
la France est composée de « légitimes » (les « bons Français ») et d’illégitimes (les divers). 
Je le dis, comme l’intégration, la diversité est un concept de régression mentale, intellectuelle et politique qui sauve les apparences d’égalité sans résoudre les véritables problèmes de discriminations. 

Abbes.




Représentativité des gens des quartiers populaires

30102011

     A l’origine , il y a une volonté de témoigner ce que je suis par un « engagement citoyen » pour plus de dignité, de justice et de solidarité. Donc une sorte de prise de conscience de la nécessité de devenir un authentique citoyen participant aux dynamiques sociales et politiques de la société française.Donc,un interêt à la promotion de cette culture de la citoyenneté dont on semble ignorer toute l’importance, tous les enjeux. En effet, « Citoyenneté » et « habitant de quartier » sont deux notions différentes et inconciliables. Puisque  pour la classe politique, le quartier est un lieu qui n’existe que par des relations amicales, particulières et sociales alors que la citoyenneté est le haut lieu du droit, de la politique et de l’universalisme. Ainsi, un habitant de quartier serait incapable de s’élever au niveau de la politique car il est inévitablement attiré, limité par ses attachements au quotidien ! Et on a donc fait des mots « local » et « quartier » des espaces mythiques des relations humaines où tous les habitants se connaissent et se saluent tous. C’est pourquoi, suivant ce raisonnement, les politiques attribuent des compétences spécifiques aux habitant de quartier à condition bien entendu que les revendications restent dans la sphère de la convivialité et du local. Ils ne parlent donc ni de politique et surtout n’ont pas d’opinions divergentes ! 

Nous sommes donc infantilisé puisque selon la classe politique, dès que nous sommes dans notre quartier, nous ne sommes pas capable pour ne pas dire incapable ni de penser, de réfléchir aux problèmes communs dans une optique politique et encore moins d’apporter une contribution quelle qu’elle soit à la discussion. Cependant, certains décident alors de rejoindre la gauche mais prennent malheureusement plus ou moins tard ou tôt  conscience qu’il n’y a pas de politique ni d’immigration ni d’intégration au PS… En effet, la gauche n’a pas pu ou pas su répondre à la question : Comment être de gauche dans cette mondialisation ? Or, l’immigration ainsi que l’intégration ne sont que la traduction de cette mondialisation. Ainsi, le PS n’a jamais ouvert le débat et a donc montré son incapacité à concevoir le monde tel qu’il est aujourd’hui, on se retrouve donc avec une gauche tétanisée sans plus ni dynamique ni débat, un parti devenu donc conservateur alors que démocratie rime avec échange et contradiction  et cela est de plus en plus dénoncé notamment par de nombreuses personnalités de gauche ! Et bien entendu, les habitants des quartiers populaires n’acceptent plus la  démagogie de cette pseudo gauche  qui depuis des décennies nous caresse dans le sens du poil à travers notamment les couscous- merguez,thés à la menthe « alibi idéal » pour vanter la « tolérance » et le « vivre ensemble » à condition que cela se passe la bas,dans les cités,loin des salons où se préparent les carrières politiques et où s’offrent les investitures !Et encore nous  ne nous étaleront  pas ce soir sur la longue et triste histoire qui lie le PS et tout le  folklore associatif … Quant à la droite, des progrès ont en effet été réalisés notamment à travers ce fameux concept de discrimination positive. Cependant, nous estimons non seulement que la juxtaposition des deux termes pose problème mais surtout que cela met tout simplement en évidence le déficit égalitaire de ce que c’est ! Cette discrimination cache la discrimination réelle, ce n’est qu’un symbole jouant sur l’affectif mais qui en réalité n’est que le zéro de la politique réelle ! Non, messieurs dames, nous ne voulons pas plus de chance que les autres mais tout simplement la même chance que les autres et ensuite la méritocratie doit jouer son rôle. 

Nous sommes donc contre tous ces concepts  de quotas ethniques car ils ne modifient en rien la situation et résolvent encore moins les problèmes en profondeur ! Nous concevons cependant que les personnes qui espèrent en bénéficier lui confèrent un espoir d’intégration. Mais prenons garde au fait que la classe politique se permettra alors avec un certain culot de nous faire alors remarque que la république fonctionne puisque tu es la ! Oui nous sommes lassés  malgré toutes nos tentatives d’intégration de nous apercevoir qu’il y a 0,81% de parlementaires issus de la diversité alors qu’un sondage commandé par l’institut  Montaigne pour l’institut CSA montre que 85% des français sont prêt à voter pour un candidat issu des minorités visibles !       Bref, la question est posée : « Faut-il être blanc pour être élu ? »  Tous les responsables politiques, toutes tendances confondues s’accordent pour reconnaître, même dénoncer l’absence  de couleurs notamment à l’assemblée nationale et la main sur le cœur jure qu’il y en aura dans la prochaine législature…
Malheureusement, lorsque l’on regarde de plus près on se retrouve finalement avec une « assemblée grisonnante de vieux grisous grisés par le pouvoir »comme le disait si bien Alphonse Allais. 
  J’espère que ce site  contribuera à motiver l’importance de cette participation à vie citoyenne. 




La fameuse intégration

30102011

Que signifie s’intégrer?S’intégrer dans quoi?Qui déclare que l’on est intégré ou pas?Existe-t-il une échelle de graduation de l’intégration?A qui demande-t-on de s’intégrer?

Après m’être renseigné,il semblerait que personne ne soit en mesure de me définir clairement ce concept d’intégration et pire,la plupart des citoyens français juge le concept comme un fourre-tout…
c’est pourquoi il est légitime de se poser la question du bien fondé de l’introduction de ce concept d’intégration qui paradoxalement n’a eu pour effet que de mettre en évidence le manque d’intégration de certaines populations.

Mais cela n’est guère étonnant puisque la définition du concept évolue de façon chaotique depuis des décennies.Et d’où notre impossibilité à nous intégrer.
En effet,ne disposant pas d’une définition correcte,de nombreux politiciens usent et abusent de la situation en nous faisant remarquer que notre intégration est non seulement incomplète mais surtout et c’est le plus grave ,manque de sincérité.Ce qui conduit les gens des quartiers dans  une frustration castratrice accompagnée d’un isolement qui mène indéniablement au communautarisme. 
Un processus qui nourrit donc en fait l’idée qu’il éxiste une population différente qui n’est pas encore reconnue comme faisant partie intégrante de la population française!
Nous sommes donc  en présence d’un processus fané,vide de contenu  dont se servent à outrance les différents partis politiques puisqu’ils savent bien « EUX » que le mot n’engageait,n’engage et n’engagera jamais à rien!
Bref,un joli concept qui malheureusement n’est pas adapté à celui ou celle qui à des ambitions.
Il est donc inutile à mon sens de s’éterniser sur cette intégration et se rendre à l’évidence suivante,à savoir de l’absurdité d’attendre que cette intégration soit décrétée.
Nous devons donc nous convaincre de la nécessité de construire nous-même notre intégration.

Et pour conclure,je propose un « indicateur d’intégration » s’il devait y en avoir un.

Tu pourras te considérer intégré le jour où l’on ne t’en parlera plus et c’est pourquoi,n’en parlons plus et agissons!

Abbes.




Bonjour et bienvenue à tous!

30102011

Dans la mesure où les partis politiques ne nous ont jamais permis ni d’émerger ni de compter dans le paysage politique et pour ne plus être un alibi de la diversité cosmétique à la solde de tel ou tel parti,on n’a pas d’autre choix que de prendre notre destin en main!

Si toi aussi,tu penses que les politiciens  ont perdus le lien avec la base,avec les dynamiques sociales alors rejoins moi!

Comme le disait si bien bien Victor hugo: » Votes, ne te bats plus! »







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