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26112011

 

J’ai un rêve, oui un rêve de gauche 

 

A l’origine, la gauche était sensée réunir tous ceux qui subissaient  ou contestaient le pouvoir établi auquel ils ne participaient pas .Et le socialisme ne devait en fait qu’exprimer cette réalité et constituer les fondements d’un engagement nouveau basé sur le collectif. 

Et de la volonté d’une nouvelle représentation de la société ainsi que de l’organisation structurée d’une contestation surgit dans le paysage Français ce qu’on appelle la gauche politique.
Une gauche forcément socialiste puisqu’elle s’était fixée des objectifs communs et solidaires pour des ouvriers s’unissant pour lutter contre une bourgeoisie omnipotente. 

On comprend alors mieux la multitude de projets collectifs et la naissance de nouveaux courants coopératifs dont le grand objectif était la création d’une nouvelle morale politique. Ainsi, se rajouterait au fameux liberté, égalité, fraternité, une touche de solidarité pour cimenter une société déchirée et limiter les effets du capitalisme !
Malheureusement, que peut-on penser et dire de la gauche aujourd’hui et du socialisme actuel ? 

Le constat est sans appel ; Le socialisme s’est laissé absorbé par dilution progressive par un capitalisme de plus en plus vorace. 

Certains socialistes vont même  jusqu’à se poser la question de la nécessité du socialisme dans la société  actuelle .Un concept tétanisé et surtout dépassé ? 

Si certaines que soient nos certitudes, il est légitime de réfléchir sur les raisons de l’acceptation d’une telle situation et cela, sans aucune réaction. 

Bref, réfléchir sur un socialisme moderne qui saura donner un avenir meilleur à nos valeurs ! 

Certains se demandent alors à quelles valeurs fait on allusion ? 

Depuis les années 80, au nom de l’égalité, de l’amélioration des conditions de vie des classes qui ne profitaient pas des fruits du progrès, la gauche socialiste s’est  fixée comme objectif principal d’apporter ce bien-être matériel si recherché à condition de pouvoir gérer le pays. 

Mais malheureusement, les idéologues socialistes n’ont pas eu d’autres choix que de privilégier l’économie de marché. Et avec le temps, les socialistes sont devenus malgré eux des experts de l’économie de marché. 

D’où la prolifération des grandes écoles de commerce supplantant les grandes écoles scientifiques… 

Cependant, les socialistes continuent à se faire passer pour des révolutionnaires avec des slogans usés et en contradictions avec les réformistes qu’ils sont devenus. 

D’où l’extinction progressive et bientôt complète du parti communiste. 

Ainsi, à ce triste jeu, les socialistes ont fait croire via cette société de consommation à la classe moyenne qu’elle allait enfin échappée à la pauvreté !!! 

Mais non, on voit clairement aujourd’hui que gagner plus n’est pas un gage de vivre mieux et que les prolétaires d’hier sont devenus les actionnaires d’aujourd’hui.
En effet, ils se sont aussi adaptés… 

C’est pourquoi, dès 1984, la gauche, et avec elle, le parti socialiste s’est engagé dans une sorte de compétition, armée de tout son arsenal idéologique  historique, afin de se mesurer avec la droite sur le même terrain qu’elle. S’identifiant traditionnellement au mouvement ouvrier dont elle continuait à revendiquer, à elle seule, elle n’a pas tardé à voir fondre sa représentativité réelle dans le monde du travail tandis qu’elle accédait au pouvoir politique, . Jusqu’ici, entièrement portée par une morale militante, la gauche s’engage dans une démarche marchande. Elle, que l’opinion publique considérait comme représentative des actions militantes d’hommes et de femmes désintéressés, disponibles , convaincus de travailler au bonheur des autres, assez utopistes pour croire en la vertu et en l’aboutissement de leurs idéaux, se laisse gagner par les mêmes dérives que celles qu’elle condamnait : celles des «  affaires ». Certains de ses leaders , et non des moindres, se faisaient surprendre, la main dans le sac , à la quête des profits personnels, des  pouvoirs durables , des  postes de  responsabilité, davantage pour la position qu’ils assurent que par l’action qu’ils permettent. Les militants d’hier sont devenus des professionnels de la politique. 

La rue de Solferino est devenue  
la Mecque du Socialisme. Le discours continue de faire illusion dans un décalage croissant avec la réalité du pouvoir exercé. Le parti socialiste ne fédère même plus ses courants de pensée. L’action politique devient une course où l’individualisme devient roi, où rivalisent les propriétaires de courant. 

 

Pendant ce temps, dans la connivence de leur tribune libérale, les capitalistes financent une politique de captation des masses par tous les biais et les manœuvres de la société de consommation  qu’ils ont consciencieusement développée, sachant que c’est par son truchement que les masses seront prises au piège des illusions bourgeoises. Tous consommateurs, tous propriétaires, tous actionnaires et la société pourra jubiler dans sa suffisance, toutes luttes de classes abolies au profit d’une classe moyenne fourre-tout et amorphe, au point de ne plus distinguer les exploiteurs des exploités. 

Disons le clairement, la société politique est en panne .Les partis sont dépassés et avouent leur incapacité à comprendre et à réagir. Le Capitalisme traditionnel atteint ses propres limites, découvrant les effets de ses propres contradictions, et se cherche un nouveau visage. Les socialistes paniqués multiplient leurs fractions, en face des nombreux partis qui aujourd’hui, se positionnent  «  plus à gauche que la gauche » .L’univers de la gauche est en afin de répondre à une menace d’extinction se retrouve dans une dynamique d’expansion suicidaire. Les valeurs de progrès, de bien et de service public ont cédé devant un consumérisme glouton qui a bouffé les valeurs sociales et que la gauche a contesté sans pouvoir le limiter ou le maîtriser. Sans oser le combattre véritablement. Les illusions se sont évanouies, au gré des endettements prometteurs, des surconsommations destructrices de la santé et de l’environnement (seule ce qu’il appelle la nature semble réagir aux excès) ; au gré de l’affaiblissement progressif du pouvoir d’achat de tous ceux qui se voyaient déjà aux portes de l’opulence. 

On ne lutte plus pour satisfaire nos besoins essentiels, mais pour répondre à de nouveaux besoins, non vitaux, qui génèrent de nouvelles envies. Beaucoup s’interrogent sur ces dérives et leurs conséquences sur l’évolution de la société  et donc sur le  rôle et la place de la politique. 

A chaque époque son capitalisme, à chaque époque son socialisme. 

Le socialisme, qui doit se demander dans quelles conditions et à quel prix, il importe de rappeler les valeurs qui l’ont fondé et ont fait son identité. Or ces valeurs doivent rester vivantes et ne plus se figer dans les tables d’une Loi qui ne pourrait être transgressée.                                      

A quelles conditions un parti qui se réclame de la gauche sans plus trop savoir où elle se trouve et de quoi elle est encore faite ,peut-il s’affirmer encore socialiste ? 

  

  

Finalement, une invitation urgente à s’atteler à cette tâche de réflexion difficile et qui pourtant s’impose. La gauche aurait du être le seul à pouvoir mettre en œuvre les transitions, c’est-à-dire affirmer la pérennité des valeurs qui ont motivé les luttes et qui doivent rester opérationnelles chaque fois que sont mises en cause les libertés, que l’égalité se trouve vidée de sa substance, que la fraternité n’est plus dans les cœurs, parce que la main tendue et les bras ouverts ne craignent ni le ridicule ni l’humilité. Restaurer les démarches nourries d’ambitions collectives face aux égoïsmes ,aux ambitions personnelles et aux plans de carrières politiques, dépolluer le parti des pratiques partisanes et hypocrites, débrider notre organisation, libérer nos consciences pour lancer des actions décomplexées et ne pas craindre d’afficher des sentiments qu’on a cru malin et viril d’effacer de nos paroles et de nos actes, voilà sans doute, des voies à explorer, en privilégiant l’  « esprit » à la « lettre », en nous débarrassant des formalismes qui nous stérilisent. En nous demandant aussi, et parfois surtout, ce qui dans nos comportements et choix de notre propre vie, celle de tous les jours, et celle de demain, en quoi nous sommes encore dans la conformité aux idéaux généreux qui nous ont mobilisés. On est en droit de se demander ce que répondraient à ce genre de question, certains (et ils ne sont pas rares), qui prétendent nous enseigner les préceptes de la gauche en s’accrochant aux pouvoirs rémunérateurs, en n’étant pas sourds aux appels de la droite pour venir à la soupe, ou pour participer à l’administration des intérêts mondiaux du capitalisme. 

 

 La rencontre des hommes ne se fait pas par ces voies ambiguës et dérobées. 

Elle doit se faire directe et offerte avec le plus de générosité possible. Il faut se persuader peut être que la politique ne peut pas ,ne doit pas être réduite à un savoir, et une habileté, mais une suite de dons consentis par conviction

A.M 




un changement

18112011

Depuis la création des ZUP dans les années 50, les quartiers populaires ont vu se succéder des mesures, des discours, des déclarations présidentielles, des opérations coups de poing, des plans Marshall, des zones franches, des organismes, des subventions, des espoirs noyés dans les décrets et les dérogations… sans qu’au fond leurs situations ne cessent de se dégrader:
taux de chômage record, échec scolaire, misère sociale et affective, ghettoïsation et ethnicisation, démantèlement des services publics, bétonisation, discriminations en tous genres, rénovations interminables, non aménagement des espaces communs…Il n’y a jamais eu de véritables réponses politiques à la hauteur des maux de nos quartiers populaires. La colère des jeunes ne correspond qu’à la partie visible d’un mal-être qui touche toutes les générations.
Dans un tel contexte, il est nécessaire de s’organiser dans nos quartiers pour contribuer à apporter des réponses concrètes face à la crise du capitalisme ainsi qu’à la catastrophe sociale et écologique que nous vivons tous !!!
Il s’agit ainsi de proposer un nouveau type de développement économique, social et environnemental qui mette l’Homme au centre de ses préoccupations. Et avec Ilker Ciftci, c’est tout simplement un souhait de répondre au malaise et à l’angoisse sociale ambiante que vivent durement nos concitoyens dans les quartiers populaires, y compris sur le terrain électoral.

C’est pourquoi, le docteur Cifcti s’était déjà engagé lors des dernières élections cantonales afin de porter les réelles préoccupations de la population dans le débat politique. Et entre la gauche traditionnelle incarnée par le Parti socialiste et une « autre gauche » ancrée dans les quartiers populaires répondant aux aspirations profondes de la population, nous devons nous convaincre de la nécessité d’opter pour une véritable transformation démocratique, sociale et écologique dans les quartiers populaires.

Avec ilker Ciftci, c’est un souffle de renouveau et d’espoir qui se lèvera dans nos quartiers et les habitants pourront alors fièrement relevé la tête.

Nous devons contribuer pour cela au rassemblement le plus large afin d’assurer la victoire à une vraie gauche sociale et solidaire.
Nous invitons l’ensemble des femmes et des hommes de gauche à répondre à l’appel d’Ilker Ciftci et de nous rejoindre.







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