• Accueil
  • > Archives pour le Vendredi 18 novembre 2011

un changement

18112011

Depuis la création des ZUP dans les années 50, les quartiers populaires ont vu se succéder des mesures, des discours, des déclarations présidentielles, des opérations coups de poing, des plans Marshall, des zones franches, des organismes, des subventions, des espoirs noyés dans les décrets et les dérogations… sans qu’au fond leurs situations ne cessent de se dégrader:
taux de chômage record, échec scolaire, misère sociale et affective, ghettoïsation et ethnicisation, démantèlement des services publics, bétonisation, discriminations en tous genres, rénovations interminables, non aménagement des espaces communs…Il n’y a jamais eu de véritables réponses politiques à la hauteur des maux de nos quartiers populaires. La colère des jeunes ne correspond qu’à la partie visible d’un mal-être qui touche toutes les générations.
Dans un tel contexte, il est nécessaire de s’organiser dans nos quartiers pour contribuer à apporter des réponses concrètes face à la crise du capitalisme ainsi qu’à la catastrophe sociale et écologique que nous vivons tous !!!
Il s’agit ainsi de proposer un nouveau type de développement économique, social et environnemental qui mette l’Homme au centre de ses préoccupations. Et avec Ilker Ciftci, c’est tout simplement un souhait de répondre au malaise et à l’angoisse sociale ambiante que vivent durement nos concitoyens dans les quartiers populaires, y compris sur le terrain électoral.

C’est pourquoi, le docteur Cifcti s’était déjà engagé lors des dernières élections cantonales afin de porter les réelles préoccupations de la population dans le débat politique. Et entre la gauche traditionnelle incarnée par le Parti socialiste et une « autre gauche » ancrée dans les quartiers populaires répondant aux aspirations profondes de la population, nous devons nous convaincre de la nécessité d’opter pour une véritable transformation démocratique, sociale et écologique dans les quartiers populaires.

Avec ilker Ciftci, c’est un souffle de renouveau et d’espoir qui se lèvera dans nos quartiers et les habitants pourront alors fièrement relevé la tête.

Nous devons contribuer pour cela au rassemblement le plus large afin d’assurer la victoire à une vraie gauche sociale et solidaire.
Nous invitons l’ensemble des femmes et des hommes de gauche à répondre à l’appel d’Ilker Ciftci et de nous rejoindre.




Son destin en main

18112011

Ainsi, si l’Etat Républicain doit assumer ses erreurs politiques commises au cours des dernières années, les habitants des quartiers doivent aussi se prendre en main, sortir de toute approche victimaire ou misérabiliste pour entériner clairement que le retour de la responsabilité individuelle permettra d’améliorer les conditions de vie des citoyens des quartiers dits « sensibles




Le spectre de l’étranger

18112011

 

Le spectre de l’étranger

Depuis plus de vingt ans, les politiques ont mis au centre de leur préoccupation médiatique le terme d’intégration. Or, il est intéressant de constater que ce « concept » est totalement rejeté par les premiers concernés. Comme s’il avait été créé ex-nihilo. Ils sont Français, car nés en France ou parce qu’ils ont acquis la nationalité française. Scolarisés dans les école…s de la République, si certains sifflent la Marseillaise, d’autres frissonnent aux premières notes de l’hymne national. Et lorsque Pierre, Albert, Jacques demandent une réécriture des paroles de la Marseillaise, en raison de leur caractère belliqueux, personne, en dehors de l’extrême – droite, ne remet en cause leur « francité ». C’est pourquoi la justesse sémantique doit s’appliquer. Cessons d’employer les mots beurs, français issus de l’immigration, ou encore de parler de génération, comme si on évoquait un animal domestique pour lequel on établit une traçabilité. Si ces Français revendiquent les mêmes droits, il convient avant tout de ne pas les distinguer du reste de la population.
Cela vaut dans les deux sens. On ne peut également se prévaloir de son origine en guise de compétence. Le spectre du « l’étranger » particulièrement destructeur, resurgit à nouveau. Il a eu pour conséquences d’éviter la diversification des élites notamment politiques. Chaque parti a choisi ses « étrangers » uniquement pour leurs liens supposés avec une communauté qui n’a jamais existé. Ces derniers ont eu au sein des partis politiques un rôle plus que douteux : d’un côté ils laissaient croire qu’ils étaient représentatifs des quartiers dont ils étaient originaires, de l’autre ils agissaient uniquement pour le compte de leur carrière. Les partis politiques doivent cesser d’organiser le communautarisme. Si excellent dans le domaine de l’économie ou de l’éducation, pourquoi leur proposer de s’occuper de « l’intégration » et autres domaines périphériques.
Aujourd’hui, le simple fait de s’appeler Malek, Ilker ou Azouz peut vous propulser au sein des instances dirigeantes d’un parti, sans pour autant disposer de compétence particulière. Comme il existe aujourd’hui des emplois ethniques (80% des agents de sécurité privé sont originaires du Maghreb et d’Afrique noire), la politique a également créé des fonctions ethniques. Se pliant au jeu émotionnel des médias, la « vente » de leur identité s’accompagne d’un déballage sur leur parcours, avec le traditionnel clichés du beur qui a grandi dans un bidonville ou dans une cité HLM, alors que les journalistes ne nous précisent jamais où Jacques, Lionel ou François ont vécu avant qu’ils ne deviennent des personnages publics.
Nous ne sommes pas dans une société fondée sur le modèle américain où Mouloud doit s’adresser à Rachid, Fatima, ou Ilker. L’expérience des médiateurs de quartier a démontré l’échec de cette politique. Le pire serait de réitérer ce même schéma avec des élus. Il serait inadmissible que dans la perspective des prochaines élections, on nomme des gens en fonction de leur nom ou de leur faciès sans exiger qu’ils soient réellement compétents.
Que les partis politiques cessent cette démagogie. Qu’ils préfèrent les gens de terrain à ceux qui occupent les plateaux télés, et dont la présence à l’écran s’explique non pas en raison de leur compétence, mais uniquement par leur connaissance du réseau médiatique. Les politiques doivent cesser d’offrir des fonctions sur la base d’une identité qui se substitue à la compétence, de même que cette identité ne saurait être un handicap. Ils doivent rejeter avec force tous ces vendeurs identitaires qui se prévalent de leurs origines pour obtenir une fonction. La seule mesure de la qualité d’un homme ou d’une femme réside dans le talent et la compétence, et non pas dans la couleur de sa peau.
Afficher la suite







Un RIC pour une AC |
psyco-politick |
Le blog de Luc GEISMAR |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Front National des Bouches ...
| rcdcanada
| agirpourleloroux